Témoignage émouvant de Valentin, courageux, honnête et engagé, qui méritait d'être publié.
Le conformisme de la pensée, volontairement imposé par nos responsables politiques et nos médias depuis des décennies, poussent inévitablement quelques visages à se ternir ou à se couvrir d’effroi. Les esprits libres n’auront aucun mal à se ranger derrière le -nécessaire- pluralisme d’opinions, lorsque les esprits en proie, consciemment ou non, au syndrome de la pensée unique, se mettront avec violence à construire davantage de cloisons avec l’appui des fantasmes nauséeux hérités de cet endoctrinement politique et moral.
Je l’avais déjà écrit : je suis de ceux qui croient en l’élévation permanente de l’esprit, tant par le biais de la connaissance que de l’expérience. Il me plaît de penser que cette élévation de l’esprit passe aussi par un désir d’affranchissement dans tous les domaines et dans la mesure du possible. Je ne veux avoir aucune œillère, je ne veux pas croire pour croire, je veux être intimement convaincu par ce que je crois ; par conséquent, il me faut faire et défaire, parfois découdre le fil que j’avais solidement cousu, chercher, tenter de comprendre, m’interroger sans arrêt. Je ne veux pas être l’héritier d’une aspiration par défaut ou d’une aspiration qui m’est étrangère.
Plus jeune, et approximativement jusqu’à l’âge de seize ans, j’ai fait partie de ceux qui ont cru ou qui croient hélas encore en la dangerosité du parti auquel j’appartiens aujourd’hui, en ses relents xénophobes voire racistes, en sa vision dépassée de la société actuelle, de ses maux et de sa capacité à les atténuer. Je le reconnais et je ne l’explique aujourd’hui que par une seule raison : j’ai laissé le conformisme de la pensée me violer. Soucieux depuis déjà quelques années de me forger un minimum de culture, celle-ci s’était vraisemblablement arrêtée à ma soif de littérature -et parallèlement d’écriture-, la politique n’ayant eu un attrait réel sur moi qu’à mes seize ans.
Avec le plus modeste des soupçons de culture politique que je m’étais fabriqué à l’époque, j’ai pris le risque de croire en l’actuel Président de la République, principalement en raison de son discours républicain et patriote en matière d’identité française, discours d’une fermeté parfois détonante mais qui n’était pas pour me déplaire, puisqu’elle me renvoyait directement à ma propre expérience ou à mon propre héritage.
Mes parents ne sont pas des personnes politisées. La politique n’a tout bonnement jamais été abordée dans le foyer, sans doute parce qu’ils n’ont eux-mêmes aucun héritage politique familial et qu’ils ne sont jamais allés voter de leur vie à l’exception de 2007 –leur vote n’était pas en faveur du Front National. C’est donc seul que je me suis forgé une conscience politique, sur l’appui de mon vécu, de mes lectures ou de mes recherches ; et c’est tout naturellement que je me retrouve aujourd’hui à défendre les idées prônées par le Front National.
Principalement en matière d’identité, donc.
Ma mère, née dans un village pauvre d’une petite centaine d’habitants en pleine montagne à la frontière entre le Portugal et l’Espagne, émigre en France à l’âge de huit ans à la fin des années 60. Ma grand-mère, femme de ménage, a plus de 40 ans lorsqu’elle s’installe en France. Elle devient par chance la femme de ménage d’une famille bourgeoise Chesnaysienne qui la familiarise avec la langue française pour palier son analphabétisme. Elle parvient plutôt rapidement à maîtriser la langue française (à l’oral mais jamais à l’écrit) en conservant toutefois son accent d’origine et s’est dès lors refusée à parler sa langue maternelle autre part qu’en privé. Grâce à cette famille, ma mère a pu fréquenter une école primaire privée et catholique, exclusivement composée de filles, toutes françaises de souche. Elle fut tout de suite confrontée au racisme et aux intimidations, et sa mise à l’écart par ses camarades lui aura permis au bout de quelques années d’être l’élève dont la maîtrise de la langue française (écrite comme parlée) était la meilleure. Elle a perdu son accent lors de son adolescence. A seize ans, elle arrête l’école et commence à travailler, et acquiert la nationalité française dans les années 80, ne souhaitant pas garder la double-nationalité, et allant même jusqu’à accepter la francisation de son prénom ordonnée par le préfet lors de l'obtention de sa carte d'identité française. Ma grand-mère n'aura jamais été naturalisée. Pour les membres de ma famille d'origine étrangère (à savoir la moitié), c'était un immense honneur que de devenir français. Ils l'ont prouvé par leur désir d'assimilation, bien qu'il fut clairement moins intense chez certains d'entre eux.
Mon père, quant à lui, franco-français depuis des générations, naît en 1970 dans une famille d’ouvriers.
Je suis né à Nogent-sur-Marne en 1992. J’ai vécu dans les « Hauts-de-Clamart », quartier populaire, très majoritairement constitué de barres d’immeubles HLM. Mes parents étaient eux-mêmes locataires de ce type de logements. Les résidents (de toutes origines) étaient initialement tous des travailleurs, partant tôt et rentrant tard. La situation a changé à la fin des années 90 lorsque les logements voisins (mais faisant partie du même lotissement) ont fait venir des immigrés fraîchement débarqués au nom de la « politique d’intégration sociale » de la ville de Clamart -qui était à l’époque UDF-. Plus le nombre de familles immigrées augmentait, plus la vie locale se dégradait. Dès qu’elles en avaient l’occasion, les personnes installées ici -pour certaines depuis plusieurs décennies, depuis la création de ces grands ensembles- partaient pour s’installer dans des quartiers plus tranquilles, et étaient automatiquement remplacées par des personnes issues fraîchement ou parfois moins fraîchement de l’immigration. Le phénomène des surloyers est alors apparu pour certaines familles, pour palier les autres loyers plus que modérés -revus à la baisse pour les personnes vivant de prestations sociales-. Les anciens habitants de ces grands ensembles ont continué à partir dès qu’ils en avaient l’occasion. La zone a finalement été totalement ghettoïsée : dealers -des halls d’entrée aux ascenseurs-, caves squattées, dégradations en tout genre, voitures taguées, parfois brûlées, agressions, intimidations… J’ai parfois ces lointains souvenirs, les soirs d’hiver, où ma mère préférait faire un détour de 500m pour rentrer chez nous afin d’éviter les quelques caïds qui avaient leurs habitudes ici. Le salaire de ma mère ayant sensiblement augmenté au fil du temps, nous avons pu quitter ce quartier sensible pour un quartier plus huppé du centre de Clamart au début des années 2000. La situation dans ces zones urbaines sensibles s’est empirée depuis l’arrivée du Maire PS, Philippe Kaltenbach. J’ai déménagé en province par la suite. Là encore je pourrais relater d’autres évènements intimes et constitutifs de mon engagement pour ce qui est de l’aspect identitaire, mais je m’arrêterai là.
L’apparition de la crise financière en 2008 m’a inconsciemment conduit à m’intéresser à l’actualité financière, à l’action politique de Nicolas Sarkozy en matière d’économie (plus de macroéconomie que de microéconomie, néanmoins), mais aussi aux actions antérieures. Au cours de mes recherches, je suis rapidement tombé sur des articles relatant des extraits des œuvres de Maurice Allais (Prix Nobel d’Economie), antimondialiste et protectionniste reconnu, qui a notamment dénoncé la dérégulation financière et la suppression des protections douanières. Mais c’est surtout Olivier Delamarche (Associé et Gérant de Platinium Gestion) qui a attiré mon attention en 2009 sur BFM Radio. Alors que tout le monde s’évertuait à dire que la situation -américaine comme européenne- s’améliorerait, il fut l’un des rares personnages médiatiques à croire en une hausse continue du chômage et à mettre en lumière la dangerosité de la prééminence des banques.
L’idéologie mondialiste, par définition, soutient et défend la perte d’une partie de notre souveraineté nationale au bénéfice d’une autorité fédérale mondiale. Le peuple n’est dès lors plus le seul détenteur de la souveraineté. Et quand bien même il le serait parfois encore, les politiques lui tournent le dos et leur action va à l’encontre de l’opinion du peuple. C’est d’ailleurs comme cela que la pilule nauséeuse que représente le Traité sur la Constitution Européenne nous a été administrée de force, ce dont les hautes sphères du pouvoir se félicitent, avec cependant quelques regrets : l’ineptie du peuple qui avait voté « non » à près de 55%. « Ineptie » relatée par Mme Parisot (Présidente du MEDEF) encore dernièrement dans C Politique, je cite : « Si nous avions dit oui en 2005, j’en suis persuadée, nous ne serions peut-être pas dans la situation aussi dramatique que celle que nous connaissons aujourd’hui. » Que doit-on en déduire ? Que le peuple est coupable ? Que la personne qui est aujourd’hui au chômage et qui a peut-être voté « non » au référendum de 2005 est elle-même responsable de sa condition ?
Depuis 2009, je sais pertinemment que je ne suis pas européiste. En cela, mon combat au Front National est une fois de plus cohérent. Il est le seul parti à avoir toujours dénoncé les dérives de la politique mondialiste et ultralibérale, l’absurdité de la monnaie unique, et la connivence entre les partis de « gauche » et de « droite » qui, au-delà de feindre l’opposition, vont jusqu’à voter la quasi-intégralité (plus de 97%) des directives ensemble au Parlement Européen).
Autre point représentatif de l’effroi des endoctrinés : mon homosexualité.
J’ai su vers mes 6 ans que j’étais homosexuel. Je n’ai jamais eu aucun mal à l’accepter. A noter tout de même que contrairement à certains petits homosexuels excités, je ne me définie pas en tant « qu’homosexuel ». Je trouve d’ailleurs que se limiter à une infime part de notre identité pour se définir en tant qu’individu est très dégradant. J’ai toujours été de ceux qui n’ont pas peur de dire que l’homosexualité est une déviance de la nature, et qu’elle est peut-être même génétique. Au-delà de cela, j’ai toujours été farouchement opposé au mariage homosexuel et à l’adoption pour les couples homosexuels. Et en cela, je pense être finalement représentatif de la majorité des homosexuels, qui n’aspirent à aucune de ces revendications communautaristes -une minorité bruyante dans une minorité, j’ose alléguer qu’il s’agit bien de communautarisme-. Les chiffres du PACS -instauré sous le gouvernement Jospin, une des nombreuses preuves de l’aspect ultra communautariste et électoraliste de la « gauche »- doivent nous interpeller. Le PACS ne représente en moyenne et par an que 12% de couples d’homosexuels. Si véritablement les personnes homosexuelles aspiraient à une union civile, pourquoi ne se saisiraient-elles pas du PACS ? (J’en entends déjà certains me dire que cela offre moins de droits que le mariage.) Les arguments qui reviennent souvent (plus souvent d’ailleurs dans la bouche de petits bobos hétéros que d’homosexuels eux-mêmes) sont : « au nom de l’égalité », « au nom de l’amour », « Qui sommes-nous pour décider qui a le droit de se marier et qui n’en a pas le droit ? », ou encore « Il faut s’adapter à la société ! ». Soit. Puisqu’il faut s’adapter à la société (à noter tout de même que l'homosexualité existe depuis la "nuit des temps"!), au nom de l’égalité et de l’amour, que répondriez-vous demain -dans l’hypothèse où le mariage homosexuel est adopté- à une personne polygame désireuse d’épouser plusieurs de ses partenaires ? Vous ne pourrez tout simplement pas le lui refuser, le principe est le même. Au nom de l’éthique et de l’équilibre social de la société, je suis contre le mariage homosexuel et contre l’adoption pour les couples homosexuels.
J’aurais pu continuer davantage, éventuellement relater les propositions concrètes de Marine sur les thèmes que j’ai abordé, mais je vais conclure, en espérant que les fantasmes absurdes et nuisibles à la vie démocratique fabriqués par les élites politiques et les médias continueront à tomber massivement, et que le peuple continuera à rejoindre notre cause. 16% ? Détracteurs de la pensée unique, commencez à préparer vos mouchoirs. L’exaspération du peuple est grande et l’espoir en Marine immense. Souvent, le même son de cloche revient : des personnes qui se disent trahies par la « gauche », qui ne se reconnaissent plus en ses dirigeants bobos, coupés du peuple, assoiffés d’hégémonie oligarchique, d’argent et de pouvoir. Une « gauche » qui a fait le choix de suivre la finance et d’abandonner le peuple.
Que Monsieur Hollande revoit un peu l’historique effrayant du parti qu’il défend avant de prétendre être l’ennemi de la finance! Qu’il est bien beau après tant d’ignominies commises de promettre en janvier 2012 -sous les applaudissements général et l’engouement des médias- la séparation des banques d’affaires et des banques de dépôt… Proposition que Marine fait et répète depuis avril 2011 -sous le silence général-.
Je suis pour le débat d’idées, pour l’échange animé, sa propre remise en question et la déstabilisation intellectuelle -et courtoise- de l’adversaire. Ce n’est pas la vision du débat « démocratique » que se font les oligarques de droite et de gauche, qui préfèrent inlassablement crier à la menace fasciste pour attiser les peurs et masquer leur inaction politique plutôt que de venir débattre du fond. Ils sont les premiers à vouloir donner des leçons de démocratie à la terre entière, à vouloir importer notre démocratie occidentale (n'oublions jamais notre intervention en Libye!), mais ils sont incapables de la respecter au sein même de notre propre pays. Est-ce faire preuve de démocratie que d’envoyer des milices d’extrême gauche à chaque intervention du Front National sur le territoire national ? Qui représente une véritable menace pour notre démocratie républicaine ?
Je me sens parfaitement à l’aise dans mon engagement politique, au regard de mon expérience personnelle et des valeurs que l’on m’a inculqué. Faisant partie de la « classe moyenne supérieure », je suis issu initialement d’un milieu modeste, et je suis de ceux qui ont vu leurs parents se tuer au travail, faire des sacrifices à répétition, s’accrocher sans jamais se plaindre, accepter des évolutions professionnelles qui n’étaient pas forcément en adéquation avec notre train de vie à l’instant t. Ma mère est à mes yeux l’incarnation même de la réussite, sa condition de base ne la prédestinait en rien à se retrouver à son niveau aujourd’hui, et cette réussite, elle le doit à sa volonté personnelle. C’est elle qui m’a inculqué l’importance de cette valeur, ainsi que celle du mérite, la nécessité de ne jamais profiter d’autrui, celle d’être tolérant, ouvert aux autres. Tant de valeurs que je retrouve au sein du Front. N’en déplaise aux étroits d’esprit, et je ne le répèterai jamais assez, parce que c’est l’un des points les plus essentiels et les plus constitutifs de mon attrait -point sur lequel les clichés s’abattront toujours sur notre sincérité- : le parti auquel j’appartiens n’a rien d’extrémiste, pas plus qu’il n’a de relents racistes, antisémites, xénophobes, ou homophobes. Je serai incapable au vu de mes valeurs, de mon expérience, mais également des personnes que j’ai pu côtoyer ou que je côtoie toujours d’appartenir à un mouvement à l’idéologie pernicieuse.
Quand l’intégralité de la classe politique préfère cibler des catégories de personnes -à vrai dire de potentiels électeurs-, le Front National, lui, ne se base que sur la nationalité. Il est aussi le seul parti politique à exprimer librement son amour viscéral et exacerbé pour la patrie, le seul parti à défendre notre souveraineté nationale sur le plan économique, le seul à défendre notre identité et notre culture française. On peut très bien ne pas être d’accord avec de telles idées, aspirer à autre chose, mais cessons-en avec ces clichés éhontés qui conduisent finalement à la banalisation de certaines heures très sombres de notre Histoire, qui altèrent la démocratie, insultent des millions de personnes honnêtes et sincères, souvent même avec un background aussi simpliste que le mien et/ou un héritage identitaire étranger. Ne tombez pas dans le prêt-à-penser, cultivez-vous, ouvrez-vous l’esprit, et comprenez que la sincérité d'une personne n'a finalement pas de couleur politique.
Avec l'aimable autorisation de Valentin JRNX.