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France 2 a encore réussi un coup de pub (?)Après Laurent Ruquier qui avait explosé ses compteurs d'audience le 18 février, c'est au tour "Des Paroles et des Actes" s'adonnant à la facilité du spectacle des jeux de l'arène des gladiateurs.
En invitant Marine Le Pen, un pic d'audience à 5,9 millions de téléspectateurs a été enregistré à 23h00.
Selon la candidate à la présidentielle, la chaîne publique "s'est mal comportée"
"Invitée de Radio Classique et Public Sénat ce matin, Marine Le Pen est revenue sur son refus de débattre hier soir face à Jean-Luc Mélenchon sur France 2. «Ce qui m’a été fait n’est fait pour aucun autre candidat. Jamais on n’a imposé à un invité un contradicteur dont il ne veut pas. Mr Juppé a refusé Mr Mélenchon, ils ne lui ont pas mis Mr Mélenchon», explique la candidate frontiste. «Le service public s’est mal comporté», ajoute-t-elle, dénonçant une «course à l’audimat».
«Je refuse de débattre avec lui pour des raisons de principe, d’honneur, pour mes électeurs. Il écrit un dictionnaire de l’insulte sur moi. A partir du moment où je dis non et où on m’impose ce personnage, que puis-je faire ? Je ne peux que venir pour dire pourquoi je ne veux pas répondre avec Mr Mélenchon», s’explique-t-elle encore. Et d’ajouter : «Les Français attendent des débats pour pouvoir faire des choix. J’aurais bien aimé avoir un débat avec les socialistes».
Il n'y avait pas de surprise pour la rédaction de France 2 ni pour le président du Front de gauche -dont les amis communistes viennent de faire des alliances avec le PS pour les législatives- puisque la candidate avait prévenu de son intention récemment
La chaîne a pris un risque d'indigner les vrais démocrates français avec un David Pujadas « animant » de manière laborieuse le "choc" Le Pen-Mélenchon attendu seulement par la gauche et l'extrême-gauche, les autres Français désireux d'une attitude plus digne du service public.
L'échange avec le conseiller spécial de Nicolas Sarkoz s'était pourtant bien déroulé, constructif et courtois mais Henri Guaino, d'une redoutable finesse, était venu aussi séduire l'électorat frontiste qui a déserté l'UMP devant les (non)prestations du chef de l'état depuis cinq ans.
Mais les téléspectateurs attendaient ce genre de débat, non un combat de boxe comme l'avait promis Jean-Luc Mélenchon, ayant qualifié son adversaire de «semi-démente», «barbare», «fasciste» et «bête».
Il apparaît aussi clairement que les journalistes étaient venus en faire baver à cette femme afin de démasquer son imposture, des électeurs ne pouvant prétendre à voter pour cette mégère, il fallait donc les "réveiller", incapables qu'ils seraient de s'adapter en temps de crise et de resserrer les rangs pour mieux l'affronter. Il fallait se "payer" cette "chieuse" qui empêche le ronron quotidien des "acteurs" de la société française.
Troisième dans les sondages, une véritable démocratie impliquerait que Marine Le Pen puisse débattre avec Nicolas Sarkozy, François Hollande ou François Bayrou mais peut-être est-ce prévu par les médias ou leur conception de la démocratie opterait-elle pour une programmation d'un débat final (encore) UM/PS, Sarkozy-Hollande et à la date la plus proche du premier tour afin de marquer les esprits ?...
Si les antagonismes étaient palpables sur le plateau de l'émission "Des paroles et des Actes", ils étaient encore plus prégnants sur Twitter où les insultes fusaient à l'image de leur modèle du Front de gauche, ce qui a valu à l'auteur qui ne conçoit pas la haine comme vecteur d'un débat de supprimer des "followers" et de leur déclarer : "Quelle frénésie, quelle haine, c'est terrifiant. Alors, fiers de vous ?".
La haine que l'on imputait au Front National a donc changé de camp, elle est à gauche et à l'extrême-gauche. Quand ce n'est pas vers Nicolas Sarkozy que la haine est dirigée, elle l'est vers la candidate du Front National ou son électorat.
Marine Le Pen a eu raison de rappeler que ses électeurs méritaient des excuses car eux aussi participent à l'économie de ce pays. Les médias ne peuvent pas continuer à les maltraiter, mépriser à longueur de débats avec un parti pris visible et audible par tous, téléspectateurs et auditeurs, cette situation intenable, antidémocratique,risquant de produire les effets à l'inverse de ceux escomptés.
La haine et le parti pris dégagés par tous les protagonistes de "Des Paroles et des Actes" n'ont bien entendu pas servi, une fois de plus, la démocratie mais elle ont sûrement conforté des choix de vote, les Français n'appréciant qu'on leur dise quoi penser...
Ce jeudi, les journalistes n'étaient que des humains dévoilant leur côté le plus sombre.
Seul Olivier Giesbert aura essayé de faire son travail en toute honnêteté -qui l'eût cru ?- citant souvent l'Allemagne mettant en difficulté Marine Le Pen qui n'a pas su répondre, l'Allemagne étant le seul pays à tirer son épingle du "jeu" aurait dû interpeller la candidate et les soi-disant économistes.
Quant à François Lenglet, se souvient-il de combien de politiques n'ont pas su ou voulu répondre à ses questions ou même celles d'autres journalistes ?
Pour l'auteur, c'est la dernière fois qu'il regardera cette émission, voire même celles qu'il soupçonnera d'être bidonnées. L'exercice dit politique de ce jeudi 23 février vient de dégoûter au moins 25 % des Français.
Attendons-nous donc à une nouvelle victoire volée en mai 2012...
Voir l'émission en replay sur France 2
Sur le sujet :
Débat : pourquoi Le Pen a eu raison de se taire face à Mélenchon





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